
Les « Journées de l’hymne national » (National Anthem Days) sont des dates civiques où un pays met son hymne à l’honneur : commémoration de son adoption, premier chant public, ou hommage à ses auteurs. Certaines sont des fêtes d’État non chômées, d’autres s’intègrent à de plus grandes célébrations nationales. Voici un tour d’horizon des dates, des raisons qui les justifient et des façons de les vivre, des écoles aux stades, des parades aux retransmissions nationales.
En bref : il s’agit d’observances destinées à renforcer la mémoire collective et la symbolique nationale. Selon les pays, elles donnent lieu à des cérémonies de levée de drapeau, des chorales citoyennes, des concerts, ou des campagnes médiatiques — sans forcément entraîner un jour chômé.
Qu’est-ce qu’une « Journée de l’hymne national » ?
Une Journée de l’hymne national est une date officielle ou semi-officielle dédiée à l’hymne d’État d’un pays. Elle peut :
- marquer l’adoption juridique de l’hymne (parlement, décret, loi) ;
- commémorer la première exécution publique ou sa popularisation ;
- honorer le compositeur/le parolier ou un jalon historique lié au chant.
Elle se distingue d’une fête nationale (indépendance, fondation), même si, dans certains pays, l’hymne occupe une place centrale lors de ces fêtes et bénéficie alors d’un éclairage similaire.
Pourquoi ces dates ? Les logiques de calendrier
Les dates retenues suivent généralement l’une de ces logiques :
- Adoption légale : vote parlementaire ou promulgation (ex. adoption officielle d’un hymne préexistant).
- Première interprétation mémorable : un concert, une cérémonie ou un contexte historique qui en a fait un chant d’unité.
- Symbole civique : association à un jour des « symboles d’État » (drapeau, armoiries, hymne).
- Événement fondateur : indépendance, révolution, ou victoire qui a donné sens au texte et à la musique.
Dans les calendriers scolaires comme dans les agendas civiques, ces dates forment souvent un « cycle des symboles » aux côtés des flag days (journées du drapeau) et d’autres rites républicains.
Comment ces journées sont observées
La palette des pratiques est large, mais on retrouve des constantes :
- Assemblées scolaires : lever de drapeau, explication de l’histoire de l’hymne, chant commun.
- Cérémonies militaires et civiques : gardes d’honneur, dépôts de gerbe, discours officiels.
- Concerts et chorales : formations professionnelles ou amateurs, implication des conservatoires.
- Diffusions nationales : retransmissions télé/radio, campagnes éducatives sur les paroles et l’étiquette.
- Sports : exécution protocolaire avant des matchs, rappels de l’étiquette (se lever, retirer la casquette, observer le silence).
- Numérique : publications des institutions, vidéos pédagogiques, hashtags dédiés.
Jours fériés ou observances ? Et comment les calendriers les listent
La plupart des « Journées de l’hymne national » sont des observances : commémorations symboliques non chômées. Quelques pays associent l’hymne à une fête d’État chômée (ex. fête nationale ou jour de l’État), auquel cas l’hymne bénéficie d’un rôle de premier plan, sans pour autant donner son nom au jour férié.
Sur les calendriers numériques (Google, Apple, iCal) et les agendas imprimés, ces dates apparaissent généralement comme :
- Civic observance ou observance ;
- Journée des symboles nationaux ;
- ou intégrées à une fête nationale avec mention du chant.
Tour d’horizon : quand tombe la Journée de l’hymne national (ou équivalents) ?
États-Unis — 3 mars (National Anthem Day)
Le 3 mars 1931, « The Star-Spangled Banner » devient officiellement l’hymne des États-Unis. La date est aujourd’hui connue et célébrée comme National Anthem Day, sans être un jour férié fédéral. On y voit souvent :
- proclamations locales et contenus pédagogiques ;
- chants lors d’assemblées scolaires et d’événements sportifs ;
- segments spéciaux dans les médias et musées.
Statut : observance symbolique (calendriers civiques), non chômée.
Argentine — 11 mai (Día del Himno Nacional)
Le 11 mai 1813, l’Assemblée (Asamblea del Año XIII) approuve la version officielle de l’hymne argentin. La date est consacrée comme Journée de l’hymne national. Écoles, chorales et fanfares s’y mobilisent, avec des rappels historiques dans les médias.
Statut : observance civique, non chômée.
Brésil — 13 septembre (Dia do Hino Nacional)
Le Brésil marque en septembre une journée dédiée au « Hino Nacional Brasileiro », communément référencée le 13 septembre dans les calendriers civiques. Les établissements scolaires travaillent la mémorisation, l’histoire du chant et les règles d’étiquette.
Statut : observance civique, non chômée.
Roumanie — 29 juillet (Ziua Imnului Național)
Officialisée à la fin des années 1990, la Journée de l’hymne national de Roumanie commémore « Deșteaptă-te, române! ». Les municipalités et les forces armées organisent des cérémonies, avec levée de drapeau et interprétations publiques.
Statut : fête d’État, non chômée.
Turquie — 12 mars (Acceptation de l’İstiklal Marşı)
Le 12 mars rappelle l’acceptation en 1921 de l’İstiklal Marşı (Hymne de l’Indépendance) et rend hommage au poète Mehmet Âkif Ersoy. Les écoles programment lectures, chants et concours, et des cérémonies officielles ont lieu dans tout le pays.
Statut : journée commémorative officielle, non chômée.
Pakistan — 13 août (National Anthem Day)
Autour du 13 août, le Pakistan commémore la première diffusion officielle de l’hymne en 1954. Institutions et médias publient des contenus historiques, et des cérémonies peuvent accompagner la Fête de l’Indépendance (14 août).
Statut : observance symbolique, non chômée.
Cuba — 20 octobre (Día de la Cultura Cubana)
Le 20 octobre 1868 marque la première interprétation de « La Bayamesa ». La date est devenue la Journée de la culture cubaine, où l’hymne tient une place centrale avec concerts, événements publics et programmes éducatifs.
Statut : journée nationale culturelle, généralement non chômée.
Lituanie — 6 juillet (Fête de l’État, chant simultané de l’hymne)
Le 6 juillet, jour de l’État (férié), les Lituaniens du pays et de la diaspora chantent l’hymne national « Tautiška giesmė » à l’unisson à 21 h locales. Ce rituel, devenu emblématique, illustre comment un jour férié peut servir d’« Anthem Day » de facto.
Statut : jour férié d’État, l’hymne en est le point d’orgue.
Kazakhstan — 4 juin (Journée des symboles d’État)
La Journée des symboles d’État met à l’honneur drapeau, armoiries et hymne. Écoles et administrations organisent levées de drapeau et séances d’éducation civique, avec exécution de l’hymne.
Statut : observance officielle, non chômée.
Philippines — 28 mai–12 juin (Flag Days, avec l’hymne)
Aux Flag Days, qui culminent le 12 juin (Fête de l’Indépendance), l’hymne est chanté lors de nombreuses cérémonies. Les bâtiments publics pavoisent, et l’étiquette du chant est rappelée dans les écoles.
Statut : période d’observances civiques, 12 juin est férié.
Inde — 26 janvier et 15 août (hymne au cœur des fêtes d’État)
En Inde, il n’existe pas de « Journée de l’hymne national » distincte, mais le chant accompagne systématiquement le Jour de la République (26 janvier) et la Fête de l’Indépendance (15 août), avec défilés, levées de drapeau et retransmissions nationales.
Statut : jours fériés d’État, l’hymne y est officiel et protocolaire.
Afrique du Sud — 27 avril et 24 septembre (un hymne multilingue mis à l’honneur)
L’hymne sud-africain, unique par sa structure multilingue, est au cœur des cérémonies du Freedom Day (27 avril) et de la Heritage Day (24 septembre). Écoles, institutions et médias mettent l’accent sur l’unité et la diversité linguistique.
Statut : jours fériés d’État, avec focus symbolique sur l’hymne.
Ce que cela signifie pour vous : protocole, étiquette, bonnes pratiques
- Se lever et retirer la casquette pendant l’hymne (usage courant dans la majorité des pays).
- Rester silencieux et éviter la consommation de nourriture/boisson pendant l’exécution.
- Chanter : encouragé mais jamais obligatoire ; si vous ne connaissez pas les paroles, tenez-vous simplement debout avec respect.
- Usage des téléphones : par courtoisie, les ranger pendant le chant.
- Captations : certaines cérémonies officielles sont retransmises ; en public, demandez si la photo/vidéo est autorisée.
Comparatif express : férié ou pas ?
- Observances non chômées (fréquent) : États-Unis (3 mars), Argentine (11 mai), Brésil (13 sept.), Roumanie (29 juil.), Turquie (12 mars), Pakistan (13 août), Kazakhstan (4 juin), Cuba (20 oct. – journée culturelle).
- Jours fériés avec hymne central : Lituanie (6 juillet), Inde (26 janv., 15 août), Afrique du Sud (27 avril, 24 sept.), Philippines (12 juin).
Comment ces dates apparaissent sur les calendriers
Dans les calendriers publics et scolaires :
- elles figurent comme observances, journées civiques ou jours des symboles ;
- elles peuvent être regroupées dans des semaines thématiques (ex. « Flag Days » aux Philippines) ;
- quand elles coïncident avec un jour férié, la notice mentionne souvent l’hymne dans la description (ex. « chant simultané » en Lituanie).
Conseils pratiques pour assister à une Journée de l’hymne
- Vérifiez la source : consultez le site du ministère de la Culture/de l’Éducation ou celui de la présidence pour la date exacte.
- Arrivez en avance : les cérémonies débutent souvent par la levée du drapeau et l’hymne.
- Apprenez les premières lignes : même quelques mots sont appréciés.
- Respectez l’étiquette locale : posture, silence, tenue.
À retenir
Les « Journées de l’hymne national » constituent un rendez-vous de mémoire partagée, qu’elles soient observances discrètes ou points d’orgue de fêtes d’État. Elles ne sont pas toutes chômées, mais elles fédèrent : écoles, armée, monde culturel, médias et supporters se retrouvent autour d’un même chant. Pour les voyageurs comme pour les résidents, c’est une occasion privilégiée d’entendre la nation se raconter en musique.
FAQ
La Journée de l’hymne national est-elle un jour férié chômé ?
Généralement non. Dans la plupart des pays, il s’agit d’une observance civique non chômée. Cependant, certains jours fériés (fête nationale, jour de l’État) donnent à l’hymne un rôle central, comme en Lituanie le 6 juillet.
Dois-je chanter l’hymne si je ne connais pas les paroles ?
Ce n’est pas obligatoire. L’usage veut de se lever, d’observer le silence et d’enlever sa casquette. Chanter est apprécié si vous en connaissez les paroles.
Comment ces journées sont-elles indiquées sur les calendriers ?
Elles apparaissent souvent comme « observance », « journée civique » ou « journée des symboles d’État ». Quand elles coïncident avec un férié, la description du calendrier mentionne généralement l’hymne et les cérémonies associées.
Quelles sont les dates les plus connues ?
Parmi les plus citées : 3 mars (États-Unis), 11 mai (Argentine), 13 septembre (Brésil), 29 juillet (Roumanie), 12 mars (Turquie), 13 août (Pakistan), 20 octobre (Cuba), et 6 juillet (Lituanie, chant simultané).
Les écoles participent-elles systématiquement ?
Très souvent, oui. Les programmes incluent levée de drapeau, histoire de l’hymne et chant commun. C’est un pilier de l’éducation civique.
Y a-t-il des retransmissions nationales ?
Dans de nombreux pays, les médias publics diffusent l’hymne, des concerts ou des capsules pédagogiques. Les cérémonies majeures sont régulièrement retransmises en direct.
Quelle est la différence entre « Journée de l’hymne national » et « Fête du drapeau » ?
La Fête du drapeau met l’accent sur l’emblème et son protocole, quand la Journée de l’hymne se concentre sur le chant national. Dans certains pays, les deux peuvent coexister ou être combinées dans une « Journée des symboles d’État ».

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